La préférence nationale
Publié le 2 Juillet 2009
L’hostilité pour le voyageur n’habite pas ces montagnes, pas plus qu’elle n’habite le pays, même si, quelquefois, une certaine « préférence nationale » l’emporte. Ainsi ce matin, tandis que je petit-déjeunais dans une gargote posée sur le revers d’une ruelle, je constatais, qu’à l’exception de mon bol, tous étaient remplis à ras bord. Pour autant, je ne pris pas moins de plaisir à plonger le pain dans l’onctueuse bessara et ne fus pas, le bol vidé, moins repu que mes convives.