Beli
Publié le 17 Juin 2009
les vents se jouent de nous
sur le zinc du matin
étalent leurs dessus sans dessous
je couds, je noues
d’une ombre tisse un fichu
d’une roue, une vie
suis à Beli, drôle de belle vie
campé sur l’azimut, je grimpe, je crapahute
suis à Beli, drôle de belle vie
tommes dans l’ozonosphère
à une lieue la mer
plantés sous les mûriers
l’averse nous rend légers
Deux rayons en moins, gagné en clarté
Deux rayons en moins, il faut aller à pieds
Retour de Croatie, octobre 2008