Dakar
Publié le 17 Juin 2009
Après que nos semelles eurent soulevé la poussière ocre de la route sur à peu près trois kilomètres, le jour nous trouva encore endormis sur la frange océanique sud de Dakar.
Nous nous débarrassâmes de nos frocs et pénétrâmes dans l’eau fraîche avant même que le soleil n’émerge des palmiers, danseurs émérites des bords de mers « chaudes ».
C’est alors que le disque solaire s’étira rapidement puis monta avec grâce et prestance derrière palmiers et filaos, s’appliquant à couvrir l’océan d’un pagne de mercure.
L’eau frissonna puis déroula chacun des plis de sa robe jusqu’au rivage et nos esprits demeurèrent silencieux.
Avant même que ses traits ne nous griffent les yeux nous étions de retour à la maison pour le petit-déjeuner, à savoir pain très aéré, margarine tunisienne et kinquélibat.
Suivit alors la lessive, une sieste sommaire, une douche (seau de rigueur) et le cybercafé.
Nous partons demain matin pour Bamako et le Mali, et il serait présomptueux, grâce soit rendue à la vie, de ne prévoir ne serait ce qu’une seule heure.
Si ... la fatigue et la chaleur seront nos hôtes.