Top articles
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Des faces solaires
Les pêcheurs, isolés ou en groupe, frangent le littoral océanique de leur gaule. Amateurs de thé, le soleil ricoche dans leurs yeux tandis qu’ils le culbutent dans les verres et les verres dans le gosier, non sans prendre garde, toutefois, de laisser...
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Skånde
Certes, je ne discerne qu´un membre. Granuleux, aux couleurs d´un temps pluvieux. Certes, je ne peux le toucher, ni même m´en approcher. Mais son derme rugueux s´offre volontiers å la caresse de mes yeux. Plus haut, juste un peu plus haut, j´imagine sans...
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L'automne
L’automne s’étale sur les choses, referme sa poigne tranquille sur les êtres. Pourtant, rien ne dégringole. Au contraire, tout se tasse, se ramasse, se dorlote, s’emmitoufle. Les arbres, du bout de leurs hanches, les dernières feuilles détachent. Les...
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Ô clandestins
n'êtes-vous pas radicaux libres épines végétales écailles de poissons ? lorsque le ciel s'ouvre sur ses nuages bas vos épaules tombent votre ombre m'éclabousse si épreuve vaut enseignement à vous le savoir aux autres l'absolution mais je crois que seul...
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Arrif
C'est une ville qui possède toutes les commodités dont peut rêver un voyageur comme moi : des hôtels bon marché, et propres, des épiceries, des restaurants. Et puis, des allées qui jettent leur perspective dans la Méditerrannée avec tout autour des montagnes...
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Pourtant
Cette nuit au dispensaire, la nuit est bonne. Epaisse, profonde, piquée d’étoiles. La Nationale, pourtant à quelques mètres seulement, reste silencieuse, muette. Cette nuit au dispensaire, la nuit est bonne. Hachée par les poussières du jour et le froid...
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Ciel café au lait
les ai bien vus, les ai montés tous ces paliers en pierres d’étaie quand le soleil trop fatigué s’en est allé, s’en est allé même que culotte sur baie tombait quand à un jet l’orage grondait me suis donc vite empaqueté sans oreiller me suis couché si...
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Entre Bamako et Sikasso
Quelques coups sur le corps argileux de la chambre et nos coeurs s’ouvrirent sur le jour. La veille, lors de notre arrivée à Bamako sous escorte militaire, nous avions certes profité de la généreuse fraîcheur dispensée par le Joliba mais nous n’avions...
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Mopti
« Allah ouakbar...Allah ouakbar ». Si les oreilles étaient libres d’entendre les incantations, le corps restait cloué au banc qui le recevait et les yeux restaient voilés par la chemise qui barrait l’accès du visage aux moustiques, très présents sur les...
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Sikasso
Les salutations ricochaient à la surface de la gratitude et la moto vrombit en direction de l’autogare. C’est là que nous fîmes la connaissance de Bourama Keïta, résident de Sikasso, et l’encre diaphane de nos « incertitudes » se colora : nous disposions...
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Beli
les vents se jouent de nous sur le zinc du matin étalent leurs dessus sans dessous je couds, je noues d’une ombre tisse un fichu d’une roue, une vie suis à Beli, drôle de belle vie campé sur l’azimut, je grimpe, je crapahute suis à Beli, drôle de belle...
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La terre est mon métier
une pluie de coton grésille sous la cloche du jour les chèvres ont du bon lait, les hommes, du pis-aller brusque fanfare, tambours de grès veste calcaire, bonnet cendré fourbu, je roule sur les articulations karstiques de l’Adriatique en proie à l’enchantement,...
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Un nid sur les rails
petite étoupe sur le ballast échouée sur le quai d’une gare café fanfare olives pulsations spectrales sous la houppe d’un convive du sel dans les narines éclat cosmique à la rétine une lune pour une année en une nuit fut moissonnée ta tac ta toum une...
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Pour deux sous de boutures
Que n’ai-je bu ces petites boursouflures sous une panse argent pour deux sous de boutures repiqué l’été qui déjà s’esbignait quanta des cantiques pour sûr j’a bourlingué j’a même chopé des tiques sous les bourses aux bourrelets que dire des crépuscules...
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Le ciel s'est renversé
le ciel boitille sur le jour herses huileuses à l’horizon renflements en pâmoison l’étrave des ferry en crayons gras les quais relie le ciel s’est renversé à grandes enjambées le jour s’en est allé bedaine aqueuse îles rieuses sur les reins coulée de...
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Dakar
Le souffle chaud du jour, le rythme binaire des pilons, les psaumes incessants des « saints hommes », le bourdonnement des conversations, voici la main qui, sur ces terres, pétrit les consciences. Et il est improbable, sinon indécent, d’échapper à la...
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Bamako - Dakar
Pour rejoindre le centre ville de Bamako on emprunte les sutramas, sortes de fourgonnettes à l’appétit vorace qui avalent jusqu’à 23 passagers en une seule bouchée pour les recracher paisiblement au décours du trajet. Nous entrâmes dans l’autogare de...
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Ségou
Sur la vitre chaude et maculée du car s’imprimaient les villages, hameaux de torchis aux formes généreuses, aux mosquées somptueuses. En gare de San nous prîmes un frugal mais savoureux déjeuner composé de pain brioché et d’eau fraîche. Arrivés à Ségou...
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Entre Dakar et Bamako
Réveil aux aurores pour quitter le Sénégal et rejoindre Bamako au Mali. Après quelques achats de circonstances à la gare routière « Pompier » (bidon d’eau, lampe torche, bananes et mandarines) et quelques rencontres opportunes, nous prîmes le départ....
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Dakar
Après que nos semelles eurent soulevé la poussière ocre de la route sur à peu près trois kilomètres, le jour nous trouva encore endormis sur la frange océanique sud de Dakar. Nous nous débarrassâmes de nos frocs et pénétrâmes dans l’eau fraîche avant...
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Du si bon lait
ici aussi on célèbre les morts, morts sur le champ d’honneur, étrange horreur que de périr pour un état pour une lire piqué l’asphalte froncé les haltes ronds de fumée et puis du lait du si bon lait tout blanc épais du si bon lait j’en ai tété chocolaté...
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Aktion T4
L'écriture du spectacle "AKTION T4" qui revient sur l'histoire du génocide psychiatrique perpétré par les nazis occupe une partie de mon temps, l'autre appartient au présent. Et le présent s'écrit au Portugal, en Grèce, en Turquie et en Irlande. Pour...
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Le site !
Un site est désormais disponible http://www.regisfender.sitew.com/#Accueil
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Ici et maintenant
Je ne me rappelle plus pourquoi ni comment ni même où et encore moins quand mais c´était il y a longtemps et toujours en ce moment lorsque mes yeux en s´abaissant s´ouvrirent au monde allègrement
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Saint Louis
Voici donc Saint Louis que je retrouve après six années d'abstinence, et qu'il bon de loger à nouveau son cœur et son esprit dans les sables accorts de la langue de Barbarie.